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  >  Tourisme   >  L’expérience de la découverte locale

Personnellement je déteste le tourisme de masse et préfère voyager vrai, l’expérience vraie de la découverte locale, mais il est devenu difficile de visiter un lieu qui vaille le coup et qui soit encore suffisamment confidentiel.

Cela devient même presque un défi !

Certaines destinations encore vierges de tourisme le sont pour des raisons d’ordre pratique, comme par exemple L’Antarctique (4 jours de bateau depuis Ushuaia et des conditions rigoureuses) ou des motifs d’ordre géopolitiques comme l’Algérie, l’Angola ou le Myanmar/Birmanie.

Par contre, quand on choisit des destinations très touristiques, mais néanmoins intéressantes, comme le sont le Maroc, le Portugal, la Grèce ou l’Egypte (entre autres), la découverte devient compliquée puisque 90% des voyageurs visitent les mêmes lieux, mangent dans les mêmes restaurants, se promènent dans les mêmes rues et font leurs emplettes dans les mêmes magasins !

L'expérience de la découverte locale, voyager vrai

Maroc

Pour ma part, je ne subis que très peu cette pression du tourisme de masse que je fuis littéralement en appliquant quelques règles simples et de bon sens que je vais vous révéler ci-dessous et qui me permettent de vivre au mieux mon expérience de la découverte locale.

Tout d’abord, j’essaie dans la mesure du possible, si les conditions météorologiques le permettent, de ne pas m’y rendre en haute saison touristique. Rio de Janeiro, par exemple, est un lieu idéal à découvrir au mois de mai car l’affluence de touristes après le carnaval est terminée et les voyageurs d’été ne sont pas encore arrivés. A cette période, c’est encore l’hiver là-bas, mais les températures sont néanmoins très douces.

Évidemment, voyager vrai, ce n’est pas toujours aussi facile. Si je veux profiter d’une météo clémente mais que je sais que la destination sera bondée de touristes, j’opte pour une autre tactique que je nomme « la stratégie de visite en immersion ». Quand j’arrive dans un lieu qui regorge de touristes et que tous les lieux célèbres sont envahis d’une foule indomptable, je pars rayonner aux environs.

J’évite ainsi systématiquement les restaurants touristiques dans les quartiers envahis, je cherche plutôt les lieux fréquentés par les autochtones, les petits locaux pittoresques où on se nourrit de cuisine typique, tout cela en m’éloignant de seulement quelques dizaines de mètres souvent en allant découvrir des ruelles dans lesquelles on ne trouve en général que quelques baroudeurs, intrépides ou non.

En plus de l’authenticité, on rencontrera les gens du cru qui ne parleront souvent que leur langue mais avec lesquels il sera encore plus intéressant d’essayer d’échanger. Les prix des commerces et de la restauration seront, évidemment, bien inférieurs à ceux des restaurants de première ligne.

Finalement, la recette est simple : dans un lieu très touristique pour vivre une réelle expérience de découverte locale, il faut juste faire l’inverse de la foule et s’en éloigner un peu !
S’éloigner des centres principaux d’attraction et découvrir le reste, l’oublié, les quartiers où vit la population locale, en arpentant quelques ruelles au hasard d’escaliers ou de petites traverses, en s’éloignant à quelques minutes de marche à pied.

Pour moi, l’intérêt du voyage c’est découvrir l’authentique, pas la partie façonner pour plaire au tourisme de masse, c’est communiquer et échanger avec la population locale, c’est comprendre comment les autres vivent (ou « survivent » dans certains cas) et vous serez d’ailleurs souvent agréablement surpris par leur accueil.
C’est cet aspect-là de la découverte qui est enrichissant et, en tous cas, c’est celui qui m’intéresse, qui me comble et que je m’efforce de vous transmettre au long des pages de ce blog de voyages.

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