Top
  >  Destinations   >  Afrique   >  Angola   >  5ème jour en Angola, route vers Benguela

6h du matin, je ferme la porte de ma case. Avant de partir en direction du sud de l’Angola vers Benguela, un dernier petit Safari dans le Parc national de Kiçama, Roberto le guide m’attend.

Encore de belles rencontres avec les animaux mais toujours pas de troupeaux d’éléphants, les gnous sont un peu partout, il est vrai que c’est l’un des animaux que l’on rencontre le plus facilement dans le sud de l’Afrique. Cet animal sédentaire est cependant capable de faire de grande migration si la nourriture vient à manquer, ils forment alors de gigantesques troupeaux de plus de 2 millions d’individus en se groupant avec des élands, des zèbres et des gazelles.

J’ai le chance de rencontrer un empala, animal emblématique de l’Angola qui vient se joindre à un troupeau de gnou et courir avec eux dans la savane. Plus le temps passe en brousse et plus l’œil s’habitue et détecte rapidement les animaux qui se fondent dans le paysage.

C’est déjà le retour au camp et avant de prendre la route qui m’emmènera à Bengual sur 450 km en environs 6 heures hors poses photos, je vais prendre un bon petit déjeuner pour prendre des forces pour la journée. Le principal problème de ce trajet est de trouver du gazole car la pénurie de carburant dure depuis plusieurs semaines. J’ai juste de quoi faire le trajet mais surtout je dois prévoir de continuer le voyage au délà de Benguela en gardant le réservoir plein autant que possible.

La route est plutôt bonne, une partie de la route est récente, l’Angola a fait l’objet ces dernières années de gros travaux pour la modernisation du réseau mais elle est souvent coupée brusquement et sans signalisation pour différentes raisons, éboulements ou rénovations, parfois pour revenir sur la piste originelle.

Il y a de nombreuses cases, huttes et villages traditionnels le long de la route. On remarque que la conception change selon les régions, s’adaptant principalement aux matière première que l’environnement offre aux habitants.

Arrivé à une centaine de Kilomètres avant Lobito je prends une jeune auto-stoppeuse avec son bébé qui cuisaient sous la chaleur en pleine campagne. Elle m’explique qu’elle se rend à l’hôpital pédiatrique de Lobito pour une consultation de son petit qui n’était pas au mieux de sa forme, elle transportait avec elle un sac et un semblant de matelas pour pouvoir dormir à l’hôpital les 5 jours qu’il devait y rester. Elle était venue voir sa maman et repartait chez elle en auto-stop avec le bébé car elle n’avait par d’argent pour prendre le transport. Comme beaucoup de fille-mère en Angola, elle vivait seule à Lobito, grande ville de la région dans l’espoir d’avoir un travail et gagner un minimum sa vie, aider sa famille. Dans son cas elle vivait de ménages.

Le genre d’expérience qui remet les idées en place, loin des « je suis une princesse et je ne travaille pas » que l’on rencontre sur les réseaux sociaux…

A mon arrivée à Benguela, j’ai fait copain avec un jeune du quartier qui discutait avec un des gardes de l’hôtel. On a fait un tour ensemble dans le quartier, pour j’espère m’assurer un ravitaillement en gazole si jamais les cuves des stations sont toujours vides d’ici demain car toutes les stations sont vides ce soir. Quand je lui demande son numéro mobile pour le contacter au besoin, il me dit qu’on lui a volé son tel il y a peu, mais qu’il traine toujours dans le quartier et qu’il suffit que je le demande. Il enlève alors ses lunettes et je vois une cicatrice qui traverse son orbite oculaire gauche, vide… souvenir du vol de son téléphone… les attaques sont en général faites par des groupes qui n’hésitent pas à « frapper » avant même de voler.

Pres de 40% de la population angolaise vit dans les villes.

Les éléphants sont des animaux émotifs et intelligents qui savent coopérer. Cette vidéo sur l’intelligence des éléphants va certainement vous impressionner.

post a comment