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  >  Destinations   >  Afrique   >  Angola   >  4ème jour en Angola, Safari au Parc national de Kissama

Je suis donc arrivé hier soir au Parc de Kiçama / Kissama pour mon premier safari et ce qui a été hier ma première rencontre avec les singes locaux, aussi avec un des guides nous avions convenu de partir à 6h30… 5h45 il frappe à ma porte et me dit de le rejoindre… une douzaine d’élands de Livingston (ne pas confondre avec des élans) ont envahi le lodge du parc à la recherche d’eau. Je saute dans mon short et me saisi de mon appareil photo, pieds nus dans le sable je le rejoins et découvre ces animaux magnifiques et majestueux qui peuvent atteindre 1.80 à l’épaule et peser jusqu’à 1 tonne. Dans la pénombre matinal, ils me font penser à un mélange quelque part situé entre des licornes et des buffles.

Je n’en vois que deux puis petit à petit d’autres individus apparaissent au coin des cases, broutant l’herbe pour former un groupe d’une douzaine d’élands. Il faut savoir que les groupes peuvent atteindre 1000 individus et ce sont les plus grandes antilopes d’Afrique. Ils semblent peu dérangé par ma présence mais intrigué un grand mâle ne me lâche pas du regard.

Puis au bout de quelques minutes ils prirent doucement tous le chemin pour sortir du lodg au travers une cloture vers l’entrée principale. Ce fut étonnant car dès que les élands sont partis, une multitude de singes apparus parfois bruyants, je ne sais pas si je ne les avais pas remarqué avant mais il faut dire que sur les photos des élands en vérifiant je ne vois pas non plus de singes. ,

L’heure est venue de rejoindre le 4×4 et de prendre la route pour partir à la découverte du Parc national de Kissame. On ne trouve pas de gros prédateurs dans ce parc à part dans la fleuve où il est possible de rencontrer des crocodiles et des hippopotames, il est donc relativement « saf »e de sortir du véhicule pour prendre des photos quoi qu’il ne fallût pas oublier que les serpents peuvent être vraiment dangereux dans cette région. Il n’est cependant pas toujours évident au cours d’une seule sortie de rencontrer beaucoup d’animaux.

Pendant que l’on parle de Safari, je dois vous expliquer la face cachée des réserves privées, principalement en Afrique du Sud, le business de la chasse est très important car il génère quelque 500 millions d’euros par an que l’on assiste à des dérives pour satisfaire des clients toujours désireux de rapporter des trophées sans passer des jours à chasser le même animal. Les animaux sont souvent donc réintroduis à la demande, selon ce que le client désire, chaque animal à un prix et souvent l’animal qui n’est pas réellement né à l’état sauvage n’a plus réellement son instinct, au pire il est réintroduis quelques heures avant la chasse, parfois même drogué, il est donc facile de le pister et de ramener un trophée. Les animaux sont vendus à ces réserves par des grossistes, sur catalogue, un véritable commerce de la mort.

Fermons la parenthèse, il est évident qu’ici nous parlerons de Safari photo, mon trophée c’est de prendre une belle photo qui magnifie l’animal dans son milieu naturel en essayant de le déranger le plus possible et de savoir qu’après il va continuer sa vie.

La première rencontre fut avec les girafes, la tête du mâle dépassait des hautes feuilles et me surveillait de temps en temps, la femelle semblait plus inquiète et surveillait autour mais ce n’était pas moi, un petit girafon d’environs un an apparu de l’autre côté de la piste et la rejoignit. Puis ce fut les tours des gnous, d’un troupeau de zèbres, des antilopes… franchement toujours un plaisir d’enfants, être à l’affut et découvrir quand on s’y attend le moins.

Bien sur un Safari n’est pas un safari si on a pas … un problème de véhicule en pleine savane ! Le véhicule devient incontrôlable et le moteur peine. Je descends et remarque que le parallélisme des roues est vraiment plus ce qu’il était, la roue avant gauche était à 45° de l’avant droite. On démonte la roue mais on ne peut rien faire de plus. Le garde qui m’accompagne arrive à joindre la base, une heure après une équipe de 3 gardes arrivent, démonte la roue pour constater que le bras de direction est cassé… mais rien n’est impossible, il bricole la réparation avec du câble et au bout de 3 heures, nous voila reparti en direction du camp. « tu peux maintenant faire le tour de l’angola, cela ne cassera plus »… et c’est là que je veux saluer le professionnalisme du loueur du 4×4 à Luanda, la société WinCarRental car dès qu’ils ont été prévenud, ils ont fait partir un nouveau véhicule avec un mécanicien qui était au camp en fin de journée, il a remplacé les pièces défectueuses sur place et est reparti avec le véhicule, me laissant un nouveau véhicule pour éviter tout problème. Ce n’est pas un sponsor mais je tiens à saluer son professionnalisme.

Avec la réparation de fortune du 4×4 nous avons été prendre la barque pour faire un tour sur le fleuve Kwanza, espérant rencontrer crocodiles et hippopotame mais on m’avait prévenu que c’était vraiment pas évident de les rencontrer. J’étais déjà déçu de ne pas avoir rencontré de troupeau d’éléphants le matin, ils avaient choisi visiblement un autre point d’eau. Je n’ai en effet croisé aucun crocodile ni hippopotame mais cette balade en barque a été un réel bonheur, découvrir la réserve sous un autre angle, croiser la population qui habite sur l’autre berge, face à la réserve.

Il faut dire que cette balade a été écourtée, on nous a prévenu par radio que le mécanicien venait d’arriver au camp.

Une fois l’échange du véhicule effectué, le responsable des guides vient me voir et me demande si vraiment j’ai envie de voir des éléphants, nous avions parlé de ma déception quelques heures avant. Bien sur ! Il me dit qu’il est pas trop tard et qu’il est possible d’aller à un endroit ou certains viennent se rafraichir avant le couché du soleil et qu’avec un peu de chance, nous pourrons en voir. Nous voila donc parti avec cette fois-là mes deux guides, l’un perché sur le toit du 4×4 pour voir au loin. Au bout d’une demie heure de route, il me dit qu’il y en a un pas loin, qu’on va bien tomber dessus et on sort complètement de la piste, suivant ces indications au travers les hautes herbes à la limite des marécages. C’est alors qu’au loin au milieu de ces herbes vertes je vois surgir cette masse sombre, impressionnante ! Je suis monté sur le toit avec mon appareil et cela a été de longues minutes de contemplation de ce solitaire, qui, tranquillement rejoignit la forêt.

En reprenant la voiture pour rentrer au camp alors les guides avaient visiblement le sentiment du devoir accompli, nous nous sommes retrouvé juste à quelques mètres de ce solitaire qui atteignait les 5 mètres de hauts et qui avait tardé à rentrer dans la foret. Certainement un peu trop prêt à son goût, puisque cela nous a voulu une petite charge et un éclat de rire des gardes quand j’ai accéléré brièvement mais vivement à travers les hautes herbes pour assurer une certaine distance.

Nous sommes tous retournés au camp et la cantine avait mis en marche son propre générateur avant celui du camp pour m’assurer une bière bien fraiche, geste que j’ai vraiment apprécié. Nous avons donc trinqué avec mes guides et l’équipe qui était venu à mon secours en réparant mon 4×4 en pleine brousse. Suivi d’un bon repas angolais, j’ai laissé le cuisiner me surprendre, il m’a préparé un poisson local, une saveur excise avec des légumes mais très différent d’hier, une mousse de maracuja en dessert,  ce fut un véritable délice avant de retourner dans ma case me reposer, et préparer le matériel pour le lendemain, la journée avait été longue et l’envie de dormir bien présente. Car le lendemain c’est debout à l’aube pour un nouveau safari et puis une journée de route pour rejoindre Benguela.

Les elephants ont conscience de leur corps et sont capables de reconnaitre leur reflet dans un miroir.

Les éléphants sont des animaux émotifs et intelligents qui savent coopérer. Cette vidéo sur l’intelligence des éléphants va certainement vous impressionner.

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