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  >  Destinations   >  Afrique   >  Angola   >  3ème jour en Angola, arrivé au Parc national de Kissama

Le Parc National de Kissama ou Kiçama est le second grand parc naturel d’Angola avec 9600 km2 et c’est également une réserve pour plusieurs espèces d’animaux sauvages mais aucun grand prédateur terrestre.

Il est proche de la capital, juste une centaine de kilomètres accessible par un route nationale plutôt bien entretenue et qui laisse déjà dévoiler les trésors naturels de ce pays du sud de l’Afrique. L’entrée du parc est un grand portail avec une barrière où l’on s’acquitte du droit d’entrée de 2500 Kwanzas, soit environs 6 Euro et où commence la piste de sable rouge. Plus de 50 km de piste avant d’arriver à la lodge du parc où j’ai réservé un bungalow pour 3 jours.

La piste est couverte d’une terre ocre et le paysage est magnifique et sauvages ponctué de la présence de baobab au tronc blanc qui donnent une touche artistique.

Une fois arrivée au camp, je remarque vite que j suis en fait le seul touriste du parc, ce n’est franchement pas pour me déplaire. Alors que la nuit ne va pas tarder pas à envahir la savane, je prend possession de ma case et on m’explique que le générateur électrique ne sera mis en marche qu’à la tombée de la nuit et coupé dès l’aube, il ne faut donc pas oublier de recharger toutes les batteries de mes appareils … avec la seule prise électrique disponible. C’est la que certains accessoires de ma sélection d’articles pour le Digital nomade se révèlent indispensables 🙂

Difficile de se rafraichir, pas d’eau au robinet… on me la promet dans une petite demie heure le temps qu’ils ouvrent les vannes du petit château d’eau de fortune surplombant le chalet du service administratif. Je rejoins les gardes et on discutent une bière relativement fraiche à la main sur la terrasse de la cantine surplombant le fleuve Kwanza et la vallée ouest du Parc. La journée a été ponctuée de beaux paysages mais la tu te dis, waooo c’est le clou du spectacle.

Un de gardes me proposent de m’emmener voir le coucher de soleil sur le Kwanza, nous prenons le 4×4 et on rejoint dix minutes plus tard un point de vue où a été installé un préau octogonal. Après sa douce descente, le soleil est venu se coucher dans le lit du fleuve et les nuages qui annoncent le début de l’hiver se sont tintés de milliers de filaments d’argent.

Nous avons ensuite rejoins le camp et affamé après une telle journée, je suis parti en direction de la cantine où l’on m’avait préparé un poisson grillé accompagné de patates douces et de bananes bouillies, une salades et une coupe avec de la farine musseque qui sert à accompagner les plats, c’est une version angolaise de la farine de manioc, on la saupoudre et cela donne un côté croustillant. Tout cela avait une bonne bière locale, une Cuca que l’on trouve aussi bien en blonde, brune, rousse ou double. Et pour finir, une bonne mangue fraiche en dessert.

Au retour à ma case j’ai été éblouie par la beauté de la voie lactée et bien que je n’avais ni le temps ni l’équipement dédié je me suis mis en tête d’en prendre quelques photos. Je reviens au milieu du camp avec mon appareil et mon trépied, ma lampe troche sur le front. Commencent alors de longues minutes de tortures, littéralement assailli par les moustiques et autres dévoreurs de mollets qui sont sincèrement de taille conséquente et très douloureux, et je parle même pas des singes qui ont décidé de me foutre la trouille de ma vie en décidant d’un seul coup de se battre juste derrière mon dos.
Imagine toi en train d’attendre silencieusement lors d’une prise de vue de 20 secondes dans le noir, torche éteinte, enfin silencieusement, c’est relatif, je ne tiens pas compte des claques sur les mollets et le reste du corps toutes les 2 secondes pour faire cesser les morsures des insectes … donc entendre d’un seul coup, juste derrière toi des rugissements agressifs immédiatement suivi de sons te faisant comprendre que les coups de dents sont de la partie.

J’ai tenu 10 minutes puis je suis rentré calmer les brulures des piqures sous la douche tant attendu. Pour vous dire, je n’avais pas moins de 23 piqures et morsures d’insectes sur un seul mollet, juste un mollet.

La journée se termine donc à vérifier que tout est bien en charge, à sauvegarder les contenues des cartes SD sur le disque dur externe. Impossible de se connecter, le wifi du parc accessible uniquement quand le générateur est en route permet à peine depuis ma casa d’envoyer un message, de toute façon le sommeil s’installer et demain il est prévu de partir à 6h30 en safari…

Le Parc National de Kissama est plus grand que le 2eme departement metropolitain francais en terme de superficie, il est plus grand que la Gironde.

Il faut obtenir un Visa pour se rendre en Angola, pour cela vous devez vous rendre sur le site dédié qui permet d’obtenir un e-Visa que vous récupérerez sur place à votre arrivée : Site du gouvernement angolais pour l’obtention des Visas.
Je me suis acquitté sur place de $120 pour les frais de Visa.

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